CHRONIQUE · PGA TOUR

Et les gagnants sont…

Trois-Rivières, 2 septembre 2026 · Par Pascal Garneau

Le PGA s’est conclu la semaine dernière du côté d’East Lake et ce qui appartenait à César a été remis à César.

Scottie l’a emporté pour une 2e fois en carrière, mettant la main sur un chèque de 10 M$ et un total dépassant les 30 M$. Il devient du même coup le joueur le plus rémunéré de l’histoire du PGA Tour.

Le voyant du même coup possiblement remporter le titre de joueur de l’année pour une 5e année consécutive, je me suis amusé à créer de nouveaux trophées remis à ceux s’étant démarqués à leur façon. Ça part.

La recrue de l’année — Jackson Koivun


C’est dur de passer sous silence la venue du jeune prodige universitaire. Gagnant à sa 3e apparition seulement sur le PGA Tour, 3 coups devant Scottie Scheffler, se qualifiant pour les séries de fin de saison malgré seulement quelques présences sur le Tour, en plus de se tailler une place dans l’équipe américaine de la Coupe des Présidents. Retenez bien le nom, il est voué à une carrière exceptionnelle.


La découverte de l’année — Alex Fitzpatrick


Le frère de l’autre, comme souvent il s’est fait appeler, moi le premier. Quand Matthew lui tendait une invitation chaque année pour jouer le Zurich Classic en équipe, je pensais que c’était une fleur qu’il lui faisait, comme son frère jouait avec un statut limité du côté du DP World Tour. Finalement, une victoire sur le circuit outre-mer, une victoire avec le frère (lui donnant une carte pour 2 ans du côté du PGA Tour), suivie d’une série de succès en sol américain et une conclusion en force à East Lake pour terminer 4e. À tout seigneur, tout honneur : Alex, tu es ma découverte.


Le retour de l’année — Gary Woodland


Une des belles histoires de l’année. Un des préférés du circuit, à l’intérieur comme à l’extérieur des cordes. Après une opération au cerveau en septembre 2023, qui l’a tenu à l’écart du jeu tout 2024, le futur n’avait rien de sûr pour l’ancien champion du US Open. Se battant continuellement, et encore à ce jour, avec un PTSD, il brave sa condition jour après jour et devient assurément plus fort que la veille. Il est assurément le plus fort au départ (9e du circuit à 322,2), en plus d’être de retour dans le cercle des vainqueurs avec sa victoire plus tôt cette année du côté du Texas. Gary est la preuve que c’est possible de revenir parmi les grands.


Le plus gentilhomme — Tommy Fleetwood


La liste est longue et les choix sont vastes dans cette catégorie. On s’arrête sur un des plus charismatiques du circuit. Un gars ayant toujours le sourire aux lèvres, prenant le temps pour les spectateurs, en plus de très rarement montrer des signes de frustration sur le terrain. Tommy Fleetwood est un des joueurs qui fait briller le circuit, qu’on a très hâte de revoir au Hero World Challenge du côté des Bahamas en décembre prochain.

En plus de son air léger, il s’est démarqué cette année en revêtant les vêtements de plusieurs boutiques qu’il a pu visiter, n’ayant plus d’entente avec Nike. Tommy, si jamais tu veux, je te signe Fullwedge demain matin!


La carte de mode — Keith Mitchell


« Cashmere Keith » remporte la palme cette année. Avec un style intemporel, le droitier se fait remarquer de plusieurs façons : sa « visor » inconditionnelle, ses déclarations humoristiques, son sourire aux lèvres et surtout ses morceaux classiques aux coupes actuelles.

Keith défie la plupart des stéréotypes. Habillé par le designer Sid Mashburn, portant les couvre-chefs Imperial Hats et jouant un « full bag » Mizuno, il se positionne dans une classe à part que lui seul domine.


L’homme de fer — Ryo Hisatsune


88 rondes, c’est du sport. Ça, c’est sans tenir compte des déplacements, des lundis au champ d’exercice, des mardis en ronde de pratique, des mercredis Pro-Am. Disons que c’est beaucoup de coups.

On commence de plus en plus à voir ce nom et ne vous surprenez pas s’il remporte un tournoi dès l’an prochain. Suivant de près Ryo, Matt McCarthy, ayant disputé le plus de tournois, soit 26, atteint le plus haut sommet en 2026 sur le PGA Tour.


Le métronome — Sahith Theegala


24 coupures sur 25. Il me manque de mots tellement c’est exceptionnel. Déjà parmi les grands, j’ai l’impression qu’il est là pour rester.


Le plus grand oublié — Will Zalatoris


Où est-il?


Le bâton de l’année — TaylorMade Spider


34 joueurs utilisent le modèle X seulement, près de 50 % du top 20 mondial le jouent. Cette domination se rapproche de celle de la Pro V1 au niveau de la balle. Si vous cherchez à changer de putter, la direction est claire.


Le parcours de l’année — triple égalité


Nonobstant les tournois majeurs, 3 parcours se sont montrés sous leur plus belle robe en 2026.

TPC Scottsdale, TPC Sawgrass et Muirfield Village étaient fantastiques à l’écran, en plus d’offrir tout un spectacle.

C’est ce qui met un terme à la saison officielle du PGA Tour. Heureusement, la Presidents Cup suivra dans quelques semaines et, pour les vrais maniaques, la « Fall Series » permettra de rester connectés à notre sport préféré encore une partie de l’automne.

 

En terminant

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Pascal

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